Les chiffres clés de la fiscalité locale
La président de la République a annoncé son intention de proposer une refonte de la fiscalité locale d’ici la fin du quinquennat : « Je veux une réforme ambitieuse, cohérente dont la taxe d’habitation n’est que le premier acte ». Plutôt méconnue, la collecte de la fiscalité locale a atteint les 138 milliards d’euros en 2018, soit 5,8% du PIB. Elle couvre / assure 60% des ressources globales des collectivités territoriales : communes, intercommunalités, départements et régions.
La fiscalité locale se caractérise par une grande variété de recettes qui ne facilite ni sa lisibilité ni son pilotage.
En 2016, elle se partageait entre :
- Les contributions directes pour 81,4 milliards d’euros ;
- Les autres impôts et taxes pour 44 milliards d’euros ;
- Auxquels il faut ajouter les 6 milliards de la TEOM.
Pour les autres impôts et taxes, les produits sont appréhendés par l’État qui peut en réaffecter une part sur d’autres entités que les collectivités territoriales (caisses sociales, opérateurs, etc.) C'est le cas des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) acquittés à chaque passage chez le notaire, dont le produit est partagé avec les départements et les communes, de la taxe spéciale sur les conventions d'assurance (TSCA) qui finance les budgets sociaux des départements. L’État partage également de la TVA, dont il reverse 4,1 milliards d'euros aux régions, ainsi que de la taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques (ex-TIPP), dont il reverse 5,2 milliards d'euros aux régions et 6,4 milliards aux départements.
Le rapport Bur-Richard met en exergue que si les taxes « ménages » représentent 41% du total des impositions locales, les ménages en acquittent 57% en réalité, dont 34,53 milliards d’euros classés dans la catégorie « Autres impôts et taxes ». Par ailleurs, les entreprises versent de leur côté pour 56,6 milliards d’euros « dont les deux tiers environ (…) (soit 1,8% du PIB) sont issus des "impôts de production" ». Ces derniers ont la particularité de frapper les entreprises indépendamment des résultats d’exploitation, qu’il y ait constitution d’un chiffre d’affaires (taxes assises sur le chiffre d’affaires ou sur la valeur ajoutée) ou non (taxes reposant sur la masse salariale et les effectifs, ou impôts fonciers).
Pour consulter la proposition de réforme de la fiscalité locale de la Fondation iFRAP, consulter notre étude complète. Les recommandations de la Fondation iFRAP sont les suivantes :
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